Histoire & Patrimoine

Histoire de Plaisir

Origine

Plaisir est un très vieux village qui fut certainement habité dès les temps préhistoriques. Mais il faut remonter au début de notre ère pour y détecter les premières traces d’une présence humaine, à La Boissière.

Depuis son origine, le nom de la commune est synonyme de bien-être. Issue du latin placere, qui signifie plaire, la douce appellation de notre ville fut sans nul doute choisie en référence à l’aspect plaisant du lieu. Niché au creux d’une cuvette, à la jonction de deux ruisseaux - le ru Maldroit et le ru Sainte-Apolline - et protégé par la forêt, ce village offrait "une situation vitale et sécurisante, naturellement propice à l’installation", comme l’écrit l’historien Henri Vigot, dans son ouvrage Plaisir, des Carnutes aux Franciliens. Le prieuré, autour duquel fut bâti le village, daterait du VIIIe siècle . Une inscription latine au-dessus d’une grille en face de la mairie-annexe nous renseigne en indiquant : "Hic fuit benedictorum Prioratus" ("ici, il y eut un prieuré de bénédictins"). En 1894-1895, le propriétaire des lieux rase la plupart des anciens bâtiments et y fait construire la maison bourgeoise qui abrite l’hôtel de Ville depuis 1971.

À l’époque féodale, Plaisir faisait partie de la seigneurie du bourg voisin, Neauphle-le-Château. Cette baronnie, longtemps rattachée au duché de Bretagne, passa à la couronne de France sous François 1er. En 1537, il disposa du fief de Neauphle-le-Château-Plaisir en faveur de sa maîtresse, Anne de Pisseleu. Le dernier seigneur de Plaisir fut Louis-Hercule Timoléon de Cossé Brissac, commandant de la garde de Louis XVI.

Patrimoine bati

Notre patrimoine bâti témoigne encore de ce passé riche. Élevée au XIIIe siècle, l’église Saint-Pierre avec ses deux autels devint le centre de la vie paroissiale rurale ; autre monument, le château, édifié par Le Tellier, quatre siècles plus tard.

À la fin du XVIIIe siècle, le territoire s’étend sur 1980 ha, surface qui demeurera identique jusqu’en 1984. La population avoisine le millier d’habitants, répartis dans les sept hameaux que compte la commune : la Bretéchelle, la Boissière, le Buisson, la Chaîne, le Village, les Petits-Prés et les Gâtines.
En 1862, Plaisir ouvre une page nouvelle de son histoire qui laisse présager un développement autre que l’agriculture. L’apparition d’une ligne de chemin de fer ainsi que l’installation d’un dépôt de mendicité, qui deviendra rapidement un asile départemental pour toute la Seine-et-Oise, vont définitivement transformer le tissu socio-économique local.

La fin du siècle est marquée par une décennie de grands projets et de chantiers parmi lesquels l’aqueduc de l’Avre - qui amène les eaux de l’Eure et de l’Avre vers le réservoir de Saint-Cloud de la ville de Paris - l’installation du bureau de poste et d’une gendarmerie, la construction d’un groupe scolaire aux Gâtines.

XXè siècle

Plus tard, sous le poids de la région parisienne qui prolifère, Plaisir basculera du monde rural au milieu urbain. Au début des années 70, elle intègre la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines qu'elle quittera en 1983 en cédant la Clef-de-Saint-Pierre à Élancourt et Trappes.
Entre 1960 et 1974, la population est multipliée par quatre. Plaisir prend son essor économique avec l’installation d’entreprises florissantes : Hesnault en 1961, Bertin en 1963, Decaux en 1972 et Auchan en 1975. Les résidences se mettent aussi à pousser comme des champignons. Dans les années 60 apparaissent les domaines des Gâtines, de la Boissière puis de la Bataille. À partir de 1970, on distingue les Ébisoires, le Petit Bontemps, le Valibout, la résidence Gabrielle, la Haise, le Vieux Moulin puis l’Aqueduc de l’Avre, construit à partir de 1985. Depuis le début des années 2000, la Ville maîtrise son urbanisation pour préserver la richesse de son patrimoine agricole et forestier.

 

 

 

Pour plus de renseignements :
Service des archives municipales
249 rue Romain Rolland.- 01 30 54 63 14
du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 13h30 à 17h30

 

Patrimoine bâti

Le chateau

 En 1415, sur l’acte de vente des biens de la Châtelaine de Neauphle au Duc de Bretagne, il est fait état d’un fief comprenant une demeure et appartenant à Jacques de Montmor : "un hostel et plusieurs terrages assis à Plaisir, au lieu dit des Saussaies (ndlr : plantation de saules)".

Fin XVIe, début XVIIe, l’"hostel" se transforme en château et prend son aspect actuel, celui d'une construction caractéristique du XVIIe siècle. Il appartient alors à la famille Le Tellier qui le conservera pendant un siècle. Vers 1720, le domaine passe aux mains de la famille Goullet-de Rugy puis, par descendance, à la famille Saint-Sauveur jusqu’à la Révolution.

Le XIXe et une grande partie du XXe siècle vont être témoins d’une succession de propriétaires très différents : notables de région, membres de professions libérales, exploitants agricoles…

En 1939, la propriété est acquise par Monsieur Bourdel, qui entreprend la remise à l'état d'origine du parc et des bâtiments. Il fut le dernier propriétaire privé avant le rachat du château et de son parc par la commune, en 1976. En février 1977, le domaine est ouvert au public. Des travaux de rénovation sont entrepris à partir de 1982. En 1996, le théâtre de la Grange prend le nom de Robert-Manuel, éminent Plaisirois membre de la Comédie française.

Cadre prestigieux des siècles passés, le château, les communs et le parc sont devenus un espace de culture et de loisirs pour les Plaisirois. Les visiteurs viennent apprécier pièces de théâtre, soirées découverte et expositions. La présence de la bibliothèque et du conservatoire de musique viennent compléter la vocation de centre d’animation culturelle, de loisirs et de rencontres du château.

Au cœur de la ville, prés, bois, allées ombragées et pièces d’eau du parc offrent leur décor verdoyant aux visiteurs qui trouvent-là la quiétude d’un environnement protégé.

À l’origine, l’édifice ne comportait que la partie centrale, correspondant à la terrasse qui la précède. Son architecture et des éléments d’aménagement intérieur attestent de l’empreinte du style Louis XIII : volets à petits panneaux de chêne massif renforcés de barres de fer, quelques cheminées, escalier à deux volées et rampe en chêne massif, boiseries et alcôves. Les deux ailes basses et les bâtiments annexes à vocation agricole furent ajoutés au XVIIIe siècle.

Distingué par un arrêté en 1946 comme « site pittoresque », l’ensemble du parc, du Château et des communs est classé monument historique depuis 1961.

L'église Saint-Pierre

À Plaisir, la paroisse s’est organisée sous la tutelle de l’Abbaye de Bourgueil, à partir du Xe siècle. Le lieu de culte est alors encore le prieuré.

L’église telle que nous la connaissons aujourd’hui aurait été construite vers 1260, grâce aux dons d’Elisabeth de Buc. A l’origine, un monument gothique, dans le style de l’époque, dont les seules traces sont visibles dans le chœur. Depuis le XVIIe siècle, le reste des bâtiments a été reconstruit, remanié, restauré. En conséquence, l’ensemble apparaît quelque peu disparate et s’élève dans un axe décalé par rapport au plan d’origine.
L’église adopte alors le nom de Saint-Pierre que Bourgueil avait précédemment attaché au prieuré Notre-Dame.
L’existence de la paroisse Saint-Pierre de Plaisir remonte ainsi au XIIIe siècle.

 

 

Un peu d’histoire…

1260-1263 : Construction de l’église financée par Élisabeth de Buc identifiable dans le clocher, le chœur et la chapelle de la Vierge.
1710-1714 : Édification de la chapelle Sainte Julienne, en remerciement de la protection de la Sainte durant la période de guerre et de famine des années précédentes.
1715 : Construction de la nouvelle sacristie.
1848 : Aménagement de la place publique à l’emplacement de l’ancien cimetière.
1855-1859 : Travaux de restauration de l’église définis par l’architecte diocésain Blondel, exécutés par le maçon plaisirois Blondeau.
1863 : Installation d’une horloge dans le comble du clocher.
1872 : Érection d’un monument aux morts de la guerre de 1870 à l’angle Sud-Ouest de l’église qui sera supprimé en 1953.
1902 : Proposition de travaux de restauration par l’architecte A.L. Poisot : reconstruction du mur Sud et du pilier Sud-Est (non réalisés).
1905 : Travaux menés sur la couverture par l’architecte Delaplane.
1922 : Erection d’un monument aux morts de la Grande Guerre à l’angle Sud-Ouest de la place (d’où il sera déplacé en 1962 à son emplacement actuel).
1926 : Construction d’une salle des fêtes entre l’église et le mur du château, laquelle disparaîtra 40 ans après.
1929-1931 : Grands travaux de consolidation de la pile Sud-Est et du mur Sud, et de restauration par l’architecte Delaplane.
1968 : Aménagement d’un parking.
1994 : Mise en sécurité du pilier Sud-Est de la travée du clocher confiée à Thierry Mariage.
2011 : Rénovation de l’église
2013 : 16 novembre, inauguration de l'église après 2 ans de travaux


La rénovation de l'église en images...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




 

 

 

 

 




 


 

 







L'inauguration de l'église - 16 novembre 2013

Surprenante, impressionnante ou éblouissante, nombreux sont les adverbes pour la décrire. Cette petite église Saint-Pierre autrefois rurale est devenue le 16 novembre 2013 un bijou départemental, et sa métamorphose est à la hauteur des espérances. Mariage rural urbain, mariage de la mémoire et du futur, après deux ans de rénovation, l'église Saint-Pierre, fédératrice, a repris toute sa placeau cœur de la ville de Plaisir. Attendues par nombre de Plaisirois, l'inauguration et les diverses festivités ont fait l'unanimité auprès de tous.

 

 

Info + : l'orgue de l'église restauré

En associant le génie d’un organiste Plaisirois, le savoir-faire de deux facteurs d’orgue séparés par 40 ans d’évolution esthétique, l’efficacité d’une municipalité visionnaire, soutenue par une association locale passionnée, la Ville de Plaisir s’est dotée d’un instrument unique en son genre. L’orgue de Pierre Denis a déjà traversé un siècle et continue de fasciner, ce qui lui a valu le meilleur entretien par les meilleurs artisans. Choyé, l’instrument retrouve aujourd’hui l’église Saint-Pierre, pour s’envoler vers de nouvelles aventures culturelles et cultuelles. Plaisir est désormais bien placée pour devenir le vecteur de diffusion d’un vaste répertoire religieux et de création de formes d’expression musicales nouvelles.

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