Patrimoine bâti

Le chateau

 En 1415, sur l’acte de vente des biens de la Châtelaine de Neauphle au Duc de Bretagne, il est fait état d’un fief comprenant une demeure et appartenant à Jacques de Montmor : "un hostel et plusieurs terrages assis à Plaisir, au lieu dit des Saussaies (ndlr : plantation de saules)".

Fin XVIe, début XVIIe, l’"hostel" se transforme en château et prend son aspect actuel, celui d'une construction caractéristique du XVIIe siècle. Il appartient alors à la famille Le Tellier qui le conservera pendant un siècle. Vers 1720, le domaine passe aux mains de la famille Goullet-de Rugy puis, par descendance, à la famille Saint-Sauveur jusqu’à la Révolution.

Le XIXe et une grande partie du XXe siècle vont être témoins d’une succession de propriétaires très différents : notables de région, membres de professions libérales, exploitants agricoles…

En 1939, la propriété est acquise par Monsieur Bourdel, qui entreprend la remise à l'état d'origine du parc et des bâtiments. Il fut le dernier propriétaire privé avant le rachat du château et de son parc par la commune, en 1976. En février 1977, le domaine est ouvert au public. Des travaux de rénovation sont entrepris à partir de 1982. En 1996, le théâtre de la Grange prend le nom de Robert-Manuel, éminent Plaisirois membre de la Comédie française.

Cadre prestigieux des siècles passés, le château, les communs et le parc sont devenus un espace de culture et de loisirs pour les Plaisirois. Les visiteurs viennent apprécier pièces de théâtre, soirées découverte et expositions. La présence de la bibliothèque et du conservatoire de musique viennent compléter la vocation de centre d’animation culturelle, de loisirs et de rencontres du château.

Au cœur de la ville, prés, bois, allées ombragées et pièces d’eau du parc offrent leur décor verdoyant aux visiteurs qui trouvent-là la quiétude d’un environnement protégé.

À l’origine, l’édifice ne comportait que la partie centrale, correspondant à la terrasse qui la précède. Son architecture et des éléments d’aménagement intérieur attestent de l’empreinte du style Louis XIII : volets à petits panneaux de chêne massif renforcés de barres de fer, quelques cheminées, escalier à deux volées et rampe en chêne massif, boiseries et alcôves. Les deux ailes basses et les bâtiments annexes à vocation agricole furent ajoutés au XVIIIe siècle.

Distingué par un arrêté en 1946 comme « site pittoresque », l’ensemble du parc, du Château et des communs est classé monument historique depuis 1961.

L'église Saint-Pierre

À Plaisir, la paroisse s’est organisée sous la tutelle de l’Abbaye de Bourgueil, à partir du Xe siècle. Le lieu de culte est alors encore le prieuré.

L’église telle que nous la connaissons aujourd’hui aurait été construite vers 1260, grâce aux dons d’Elisabeth de Buc. A l’origine, un monument gothique, dans le style de l’époque, dont les seules traces sont visibles dans le chœur. Depuis le XVIIe siècle, le reste des bâtiments a été reconstruit, remanié, restauré. En conséquence, l’ensemble apparaît quelque peu disparate et s’élève dans un axe décalé par rapport au plan d’origine.
L’église adopte alors le nom de Saint-Pierre que Bourgueil avait précédemment attaché au prieuré Notre-Dame.
L’existence de la paroisse Saint-Pierre de Plaisir remonte ainsi au XIIIe siècle.

 

 

Un peu d’histoire…

1260-1263 : Construction de l’église financée par Élisabeth de Buc identifiable dans le clocher, le chœur et la chapelle de la Vierge.
1710-1714 : Édification de la chapelle Sainte Julienne, en remerciement de la protection de la Sainte durant la période de guerre et de famine des années précédentes.
1715 : Construction de la nouvelle sacristie.
1848 : Aménagement de la place publique à l’emplacement de l’ancien cimetière.
1855-1859 : Travaux de restauration de l’église définis par l’architecte diocésain Blondel, exécutés par le maçon plaisirois Blondeau.
1863 : Installation d’une horloge dans le comble du clocher.
1872 : Érection d’un monument aux morts de la guerre de 1870 à l’angle Sud-Ouest de l’église qui sera supprimé en 1953.
1902 : Proposition de travaux de restauration par l’architecte A.L. Poisot : reconstruction du mur Sud et du pilier Sud-Est (non réalisés).
1905 : Travaux menés sur la couverture par l’architecte Delaplane.
1922 : Erection d’un monument aux morts de la Grande Guerre à l’angle Sud-Ouest de la place (d’où il sera déplacé en 1962 à son emplacement actuel).
1926 : Construction d’une salle des fêtes entre l’église et le mur du château, laquelle disparaîtra 40 ans après.
1929-1931 : Grands travaux de consolidation de la pile Sud-Est et du mur Sud, et de restauration par l’architecte Delaplane.
1968 : Aménagement d’un parking.
1994 : Mise en sécurité du pilier Sud-Est de la travée du clocher confiée à Thierry Mariage.
2011 : Rénovation de l’église
2013 : 16 novembre, inauguration de l'église après 2 ans de travaux


La rénovation de l'église en images...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




 

 

 

 

 




 


 

 







L'inauguration de l'église - 16 novembre 2013

Surprenante, impressionnante ou éblouissante, nombreux sont les adverbes pour la décrire. Cette petite église Saint-Pierre autrefois rurale est devenue le 16 novembre 2013 un bijou départemental, et sa métamorphose est à la hauteur des espérances. Mariage rural urbain, mariage de la mémoire et du futur, après deux ans de rénovation, l'église Saint-Pierre, fédératrice, a repris toute sa placeau cœur de la ville de Plaisir. Attendues par nombre de Plaisirois, l'inauguration et les diverses festivités ont fait l'unanimité auprès de tous.

 

 

Info + : l'orgue de l'église restauré

En associant le génie d’un organiste Plaisirois, le savoir-faire de deux facteurs d’orgue séparés par 40 ans d’évolution esthétique, l’efficacité d’une municipalité visionnaire, soutenue par une association locale passionnée, la Ville de Plaisir s’est dotée d’un instrument unique en son genre. L’orgue de Pierre Denis a déjà traversé un siècle et continue de fasciner, ce qui lui a valu le meilleur entretien par les meilleurs artisans. Choyé, l’instrument retrouve aujourd’hui l’église Saint-Pierre, pour s’envoler vers de nouvelles aventures culturelles et cultuelles. Plaisir est désormais bien placée pour devenir le vecteur de diffusion d’un vaste répertoire religieux et de création de formes d’expression musicales nouvelles.

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