Tribunes

Bernard Meyer
Président du groupe Un regard vers l’avenir LR - UDI - Non inscrits

    Tribune Avril 2018

Face à des affaires sulfureuses qui ont fait la une des médias, le législateur a décidé de prendre des mesures fortes en matière de déontologie des élus de la République parmi lesquelles la création de l’HAPTVP ( la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique) qui oblige les élus à faire une déclaration de leur patrimoine en début et en fin de mandat afin de pouvoir vérifier s’il n’y a pas eu d’enrichissement indu, faisant reposer la démarche sur un prérequis de transparence et d’honnêteté. Nous avons applaudi à cette mise en place. Dans la continuité de cette démarche, la loi du 31 mars 2015 a institué une charte de déontologie pour les élus locaux dont la mise en oeuvre sera obligatoire à compter du renouvellement municipal de 2020. Le propos de la charte a pour but de garantir la transparence et d’éviter, entre autres, tous conflits d’intérêts entre les mandats d’élus et les activités professionnelles, voire personnelles ou associatives. Nous avons, une nouvelle fois, applaudi à cette mise en place. Obligatoire en 2020, rien n’interdisait de mettre en oeuvre ladite charte plus tôt et c’est ce que nous avons souhaité à Plaisir. Dans le même sens, lors de notre intégration à SQY, les élus communautaires ont signé une charte identique, garante d’un engagement intercommunal, moral et politique fort. Des villes de différentes tendances politiques et de toutes tailles, telles que NANTES, TOULOUSE, VOISINS-LE-BRETONNEUX, PORT-DE-BOUC ou BREUIL-PONT ont aussi signé une telle charte. La charte de déontologie de notre ville de PLAISIR, tout en reprenant bien sûr les textes officiels, s’en est d’ailleurs largement inspirée. Il s’agit donc d’un engagement moral fort que nous vous montrons quand nous apposons notre signature sur une telle charte. Ainsi, nous validons notre adhésion sans failles aux principes de déontologie qui y sont inscrits. Lors de son adoption au conseil municipal du 14 mars dernier, quelle ne fut pas notre surprise de voir l’ensemble des membres du groupe LIBRES et INDÉPENDANTS s’opposer avec une véhémence d’une grande violence à la mise en place de cette charte ….qu’ils n’ont pas signée. Nous en sommes attristés et affligés et ce d’autant que pour certains, ils l’avaient signée à SQY. Y-a-t-il une déontologie différente selon le mandat que l’on exerce ? Peut-on se conformer à une déontologie et à une éthique dans un mandat d’élu communautaire et en refuser le principe dans un mandat municipal ? Tout comme vous, cela ne laisse de nous interroger. Pour ce qui nous concerne, l’exemplarité et la déontologie des élus prévalent sur toute autre considération et notamment sur des considérations politiciennes. La déontologie dépasse tout clivage politique et reste une priorité qui n’appelle pas de débat.Soyez certains que nous restons et resterons, comme au premier jour du mandat que vous nous avez confié, présents et passionnés pour continuer à vous servir en toute transparence.

 

 

Bernard Ansart
Président du groupe Ensemble, avançons pour Plaisir LREM-Non-Inscrits

    Tribune Avril 2018

De la com’ qui n’engage que les rêveurs !

Dans l’Essentiel la mairie donne un retour sur la concertation concernant le projet du centre bourg. Les remarques sont groupées en onze thématiques reprenant les principales questions et inquiétudes des Plaisirois sans qu’on sache combien de personnes ont répondu à ce sondage et quelle est la hiérarchie des attentes. Rien de bien nouveau dans ce bilan, ces thèmes importants pour la qualité de vie de nos concitoyens étant souvent abordés en réunion de quartiers. Étonnant par contre que pas un seul thème ne parle par exemple des grandes options du projet comme l’urbanisation des terrains de l’hôpital, la restructuration du quartier du Valibout. Quand madame la maire promet que les projets répondront aux aspirations des Plaisirois, c’est heureux, mais il est anormal qu’aucun échelonnement de ces projets ne soit proposé à la population, ni d’ailleurs aux élus. Du moins aux élus de l’opposition ; ceux de la majorité étant peut-être mieux informés. Nous l’espérons pour eux. Voilà plusieurs années que nous demandons un plan de programmation pluriannuel définissant les priorités de la municipalité. On nous parle d’un objectif de 2035 pour certains projets, mais nous serions bien intéressés de connaître ceux réalisables à moyen terme, avec quelles priorités et surtout comment ils seront financés ! En Conseil municipal on nous demande d’approuver ces conclusions et un marché de maîtrise d’œuvre devra établir un plan directeur ! Nous avons donc encore le temps de rêver à ce que sera le nouveau centre bourg.

Contact : elus-ae2p@orange.fr

  

Aleksandar Nikolic
Président du groupe Le Rassemblement Bleu Marine pour Plaisir Front national

    Tribune Avril 2018


La tribune libre du groupe Le Rassemblement Bleu Marine pour Plaisir ne nous a pas été communiquée.

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Djamel Niati
Président du groupe À gauche toute : l’humain d’abord - Front de gauche

    Tribune Avril- 2018

ÉTHIQUE EN TOC !

Qui s’opposerait à une charte de déontologie des élus ? Personne, d’autant qu’ils font de plus en plus l’objet d’une défiance populaire, parfois bien légitime quand on voit des soupçons de malversation à Maurepas ou les retournements de veste chez nous dans le plus grand mépris des citoyens… Pourtant, je n’ai pas voté ce texte. Pourquoi ? D’abord, il fut élaboré sans concertation dans le cabinet du Maire, démarche bien peu démocratique qui permit d’apporter sans débat quelques additions à la loi de 2015. N’aurait-il pas été normal que tous les élus rédigent en commun ce code de bonne conduite ? Evidemment si, aussi faut-il croire qu’il avait d’autres finalités. Ensuite, puisque, dit-on, le diable se cache dans les détails, il faut examiner ce qu’il y a dans ces additions à la loi qui sont essentiellement des restrictions de la liberté des élus en ajoutant une obligation de réserve, nullement prévue par le législateur et qui revient à empêcher un élu d’informer —ou d’alerter— ses concitoyens sur la façon dont ils sont administrés. Drôle de déontologie, non ? Ajoutons qu’un petit paragraphe, qu’on pourrait appeler « clause godillot » oblige tout membre d’un groupe à abdiquer devant une discipline de vote et de parole —on comprend bien que Mme le Maire veut par là mettre de l’ordre dans sa majorité, mais est-ce bien éthique ? Enfin, il n’y avait nul besoin de faire voter un texte déjà contenu dans la loi qui s’applique à tous… Nul besoin, sinon de faire valider par le Conseil les inflexions autoritaires ajoutées à la loi générale…

www.fdg-plaisir.fr et www.agglosqy.wordpress.com

 

 

Véronique Guernon
Présidente du groupe Libre et indépendant - LR - UDI - Non inscrits

 Tribune Avril 2018

MASSACRE A LA TRONCONNEUSE

Après avoir laissé à l'abandon le parc du château pendant ces 5 dernières années, notre "Reine Maire" Marie Joséphine a décidé de son réaménagement. Un projet grandiose dans ce parc dessiné par André Le Nôtre : 120 arbres bicentenaires abattus, plantations de 380 arbres parmi 2800 nouveaux sujets dont une allée d'ifs, végétaux reconnus extrêmement toxiques pour les oiseaux et les animaux ruminants, comme les chevaux. Sont annoncés 7 mois de travaux. Ne sont pas annoncés les centaines de milliers d'euros investis et les dépenses annuelles nécessaires à l'entretien de presque 3.000 plantations nouvelles !! En fait, le montant investi pour l’ensemble du projet est de 1,5 million d’euros, dont 1/3 pour ces végétaux, soi-disant imposés par l’administration… Autant d’argent investi pour 2 places de parkings supplémentaires… on comprend mieux pourquoi le précédent Maire s’est refusé à le faire. Entre nous, n'y avait-il pas d'autres priorités sur notre ville ? Des écoles qui prennent l'eau, les routes et trottoirs de nos quartiers percés de trous et nids de poule, des panneaux signalétiques crasseux, des maisons d'associations laissées à l'abandon, la mise aux normes du handicap dans le bâtiment de la ville qui n’avance pas, le marché du centre dans un état lamentable, etc. Si l'on pouvait investir dans le parc, ce serait plutôt vers le pigeonnier délabré qui tombe en ruine, la restauration des statues usées par le temps. Tout cela donne l'impression que notre Maire ne voit notre ville que depuis la fenêtrede son bureau en mairie.

www.libreetindependant.com

 

Annie-Joëlle Priou-Hasni
Présidente du groupe"AEPP Avenir" APP/EELV/PS

 Tribune Avril 2018

Quand l’éthique devient source de confusion

Lors de la séance du dernier Conseil Municipal du 14 Mars, une charte déontologique de l’élu plaisirois nous a été exposée par la maire et son premier adjoint, et soumise à signature. Intégrée à la loi du 31/03/15, elle a pour rôle d’aider l’élu local dans son mandat. Concernant le fond, comme l’engagement, l’implication, l’intégrité, l’intérêt général… nous sommes bien entendu d’accord, mais regrettons que cette charte nous soit présentée trois ans après son adoption. Cela questionne quant au choix temporel de sa mise en oeuvre à deux ans des élections municipales ! Concernant les droits et devoirs de chacun mis en avant dans la charte, rappelons que l’élu d’opposition est un bénévole dépendant des informations que la municipalité veut bien lui fournir. Les attributions d’un maire, d’un adjoint, d’un conseiller municipal sont différentes. L’engagement est le même pour tous, mais les moyens à disposition différents ! Cette délibération a provoqué de vives réactions de la part de certains de nos collègues des autres groupes d’opposition qui ont préféré s’abstenir ou la rejeter. Malgré nos quelques réserves, nous avons signé et approuvé la charte tout en respectant ces autres positions. Selon nous, c’est moins le fond que la manière avec laquelle cette charte nous a été proposée, qui suscite des interrogations, telle l’égalité entre les élus. Elle doit être indiscutable, quels que soient le statut et l’étiquette. Reste à savoir comment ce contrat de confiance entre élus et habitants, sera appliqué concrètement. 

aepp.avenir@gmail.com